Nathalie Rozborski
Nathalie Rozborski

Nathalie Rozborski – Depuis 2021, la Franco-Polonaise Nathalie Rozborski est Directrice Générale Marque et RSE de Maisons du Monde. Elle est la fille d’un footballeur polonais et diplômée de l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, où elle a étudié la gestion du luxe, de la mode et des arts et s’est concentrée sur le marketing de la mode.

Elle débute son activité de 2001 à 2004 chez Camaeu, puis rejoint Yurkievich et Céline en 2005 avant de rejoindre NellyRodi, cabinet de conseil en intelligence économique et créative, en tant que chef de projet conseil de 2005 à 2009. Après avoir travaillé deux ans chez Etam (2009-2011), Nathalie Rozborski a dirigé le pôle mode de NellyRodi de 2011-2013.

De 2013 à 2016, elle a occupé le poste de directrice conseil internationale du pôle mode et beauté, où elle a supervisé des missions stratégiques internationales pour des entreprises telles que Clarins, PSG, Comptoir des Cotonniers et OhMyCream. En 2016, elle est promue directrice générale adjointe et membre du Comex, et en 2021, elle devient directrice générale adjointe de NellyRodi.

Elle a lancé l’organisation EllesInLouvre en 2018. Elle était une conférencière fréquente qui est devenue une icône pour les femmes de sa génération qui estimaient qu’elles ne devraient pas avoir à choisir entre tout avoir et être heureuses dans leur vie. Deux sites, ChicTypes et Vestiaire Collective, ont tous deux annoncé la semaine dernière avoir réussi à lever des sommes substantielles.

Ainsi, malgré certains obstacles sur la route, la romance entre l’argent et les affaires en ligne perdure. Dans FashionMag.com, Nathalie Rozborski, directrice du conseil international mode et beauté de l’agence NellyRodi, explique pourquoi Internet, et notamment un site collaboratif, connaît un tel succès.

Nathalie Rozborski : Pour plusieurs facteurs. La prolifération des options d’achat en ligne est passionnante, pour commencer. Il est également encourageant que les investisseurs semblent les apprécier. C’est ce qui fait avancer les nouvelles idées. Mais une autre raison est que les acheteurs l’exigent.

Nathalie Rozborski

L’accès à Internet est aujourd’hui indispensable à tout type de recherche d’information, qu’elle soit en amont ou en aval. En réalité, nous ne devrions même pas nous demander si Internet et les achats en ligne en valent la peine. Il est essentiel. FM : Comment pensez-vous que les entreprises conventionnelles vont réagir ? Est-il sans espoir ?

Il n’a pas été reconnu coupable. A titre d’exemple, il devrait considérer les outils de fidélisation comme une stratégie cross-canal. De même, les magasins multimarques ne sont pas voués à l’échec. Prenons l’exemple du commerçant parisien Patrick Aboukrat, qui vient d’ouvrir son quatrième point de vente. De plus, il propose des achats en ligne. Et les acheteurs ont la possibilité de basculer entre les deux.

Je vous en supplie, de nos jours, “je digitalise” c’est essentiel. FM : Vestiaire Collective, l’une des deux boutiques en ligne qui ont généré de l’argent, participe à l’économie collaborative. Le nombre de sites qui commencent à y investir est en augmentation. Est-ce aussi une réponse à la demande des consommateurs ?

Aujourd’hui, NR, c’est assez puissant. A ses débuts, l’économie collaborative a souvent été mal comprise. Lors d’un colloque auquel j’ai assisté à l’Institut français de la mode, on l’a comparée à une forme de pauvreté. C’est une mauvaise idée. Bien sûr, si cela aide le budget, c’est un plus. Prenons le cas d’Airbnb.

C’est aussi parce que le client pense qu’il est de plus en plus informé. Permettez-moi d’utiliser Airbnb comme illustration. Les formulaires classiques sont rarement satisfaisants pour les clients de nos jours. Il pense qu’on veut juste le traire pour de l’argent. Mais il continue d’apprendre de nouvelles choses, notamment avec l’aide d’Internet. Par conséquent, il envisage de prendre des décisions indépendamment des signaux externes. Son point de vue sur le shopping a également changé.

Il remet toujours en question sa raison d’être pour l’achat d’un nouveau vêtement. Après cela, il recherche des histoires édifiantes et qui ont une âme supplémentaire. Le concept d’économie partagée est idéal à cette fin. Alors que les marques n’ont pas réussi à capitaliser sur ce changement.

FM : Pourquoi pensez-vous que les entreprises conventionnelles n’ont pas ou n’ont pas suffisamment pris en compte la nature multiforme d’Internet et le besoin d’une âme supplémentaire ? NR : Le jeu entre les générations est indéniable. Ce n’est pas unique à l’industrie de la marque. Un sociologue a affirmé que l’aristocratie française était coincée dans le passé. Il y a un manque d’enseignement et de discussion sur tous ces sujets dans les contextes d’éducation formelle.

Contrairement à, comme l’a dit un sociologue américain, “surfer dans les rues”… En d’autres termes, la structure pyramidale actuelle doit être bouleversée. Mais il ne fait pas tout noir ici. Une telle attitude est typique des marques de pointage comme Balibaris. Il y a parmi nous des types entreprenants qui ont aussi le goût de la nouveauté.

Mots à lire

Nathalie Rozborski est Directrice Marque & RSE de la Fondation Maisons du Monde depuis novembre 2021. Elle a travaillé pendant 15 ans chez NellyRodi, cabinet de conseil en innovation et inventions, d’abord en tant que Directrice Conseil de la division Mode et Beauté, puis en tant que Directrice Générale Adjointe, et enfin en tant que Directrice Générale en janvier 2019. Elle a largement contribué à la croissance de l’organisation.

Elle a rejoint Etam en 2009 et, en tant que Brand Manager, elle supervise la mise en œuvre complète de la nouvelle stratégie de marque de la société sur tous les canaux. Elle a commencé à travailler chez Nelly Rodi en 2005 en tant que stagiaire, et après quatre ans, elle a été promue chef de groupe à partir de divers postes, dont chef de projet junior et senior. Elle a commencé à travailler comme assistante en marketing pour Céline (LVMH) la même année.

Nathalie Rozborski se consacre à la réussite des femmes et des familles. Elle a obtenu sa maîtrise en administration des industries du luxe et de la mode en 2006. Je veux tout, son premier livre, est un hommage aux femmes qui recherchent à la fois la réussite personnelle, professionnelle, financière et sociale. En un mot, oui. Echange sur créativité et innovation avec Nathalie Rozborski, PDG de Nelly Rodi.

Figaro, Madame ; Des mots comme « conciliation » et « sacrifice » nous ont été souvent lancés. Votre livre, impétueusement intitulé Je veux tout, est un manuel pour atteindre la satisfaction féminine pleine et entière. C’est assez avant-gardiste, hein ? Mme Nathalie Rozborsky. – C’est frais et volontairement chaud et provocant.

Par rapport aux générations passées, j’ai l’impression que ceux d’entre nous nés dans les années 1980 recherchent activement l’harmonie et l’épanouissement dans nos vies. Un PDG moderne de plus de 50 ans intègre généralement les règles du pouvoir masculin, ce que je conteste fortement. J’ai écrit ce livre parce que je voulais faire partie de la prochaine vague de femmes puissantes qui n’ont pas peur d’aborder l’ensemble des problèmes auxquels les femmes sont confrontées aujourd’hui.

Il s’agit de reconnaître l’importance de l’épanouissement personnel et professionnel. Personne n’a besoin d’aller à la recherche de l’autre. Aucune soustraction n’est nécessaire. Arrêtons de dire aux gens qu’ils doivent s’installer, faire des sacrifices ou réduire leurs attentes pour réussir. Pourquoi? Celui qui fait cette affirmation a tort. Quand on dit aux femmes des choses comme « tu ne peux pas tout avoir parce que tu es une femme », je considère que c’est une forme systémique de discrimination.

« Tout réussir » signifie-t-il que vous avez tout ce que vous voulez ?

Au lieu de me focaliser sur la réussite professionnelle, j’ai choisi d’écrire sur la recherche du plaisir pour soi. Je tente de démanteler la matrice du succès en démontrant que de multiples avenues existent parallèlement au paradigme standard. Ni des vies courtes ni des destins énormes ne sont possibles.

Dans tous les cas, c’est sans intérêt. Tout le monde ne peut pas ou ne devrait pas être Beyoncé, et il n’est certainement pas nécessaire d’être dix Christine Lagarde partageant un bureau. Nous devons cesser de convaincre les individus qu’il n’y a qu’une seule façon de réussir. L’objectif principal de mon travail est la bataille interne que nous devons gagner.

Comment apprendre à être sa propre source de motivation ?

Vous devez être son premier fan avant que cela n’arrive. Avoir des “modèles” comme votre mère, Michelle Obama ou votre meilleur ami triathlète est fantastique. Cependant, prioriser vos propres besoins est préférable. La seule personne qui peut dire “J’ai passé de bonnes vacances”, c’est vous ; ne vous embêtez pas à attendre 450 likes sur Instagram avant de commencer à y croire.

Ne pas avoir un sens exagéré de sa propre importance vient du fait d’être son premier fan; cela signifie plutôt apprendre à célébrer qui il est. Comment ? Vous pouvez vous motiver en vous fixant des objectifs réalisables et en vous récompensant lorsque vous les atteignez. En participant à une activité où vos efforts sont récompensés. Un “booster d’ego” fonctionne comme ceci : plus nous accomplissons, plus nous nous louons, plus nous progressons sur notre chemin, plus nous devenons confiants. Et cette assurance est particulièrement importante pour les femmes.

Les mentors sont-ils devenus obsolètes ?

Certainement pas, même si personnellement je privilégie les expressions figure tutélaire ou parrain/marraine. Le terme « mentor » peut également être utilisé dans un sens de gourou. Nous devons être guidés par ceux qui nous ont précédés, qui nous prendront par la main et nous montreront que c’est possible même si nous commettons les mêmes erreurs qu’eux. Ça vaut beaucoup d’argent d’avoir un grand entourage.

Tout ce que vous avez entendu sur les terribles pratiques de rencontres avec les adolescents est vrai dans le monde réel. Il est important de vous entourer de personnes optimistes, dont les vibrations équilibreront et disperseront les vôtres. Nous ne sommes pas faits pour survivre seuls, il est donc crucial de s’entourer de personnes qui nous soutiennent, qu’ils soient fans de Rihanna ou de Mbappé.

Selon votre livre, cela correspond au processus d’établissement d’une base, ou d’un écosystème. Devez-vous créer votre propre forteresse de tranquillité ? Absolument. Il y a beaucoup de gens qui disent que nous devrions chasser la magie dans le monde qui nous entoure, mais je crois que nous l’avons déjà en nous, au centre de nos zones de sécurité, que nous ne devrions pas quitter mais que nous devrions étendre au-delà.

Typiquement, quand on pense au “confort zone », nous nous imaginons en train de courir autour de la maison en pyjama. Au contraire… Lorsque nous sommes dans notre zone de confort, nous nous sentons en sécurité. Lorsque nous commençons un nouvel emploi ou un nouveau poste, nous devons tirer pleinement parti de tous les avantages à notre disposition. Ils servent de défense contre le mal.

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